C'est par là que j'habite............

« Cette photo montre ce que je vois de ma cuisine, qui donne sur une cour de la rue du Hohwald. Je m'intéresse à mes voisins, aux logements plutôt insalubres qui m'environnent… Cette photo est symbolique de ce que je vis dans le quartier : à la fois la tristesse et la vie, avec des effets de chaleur évoqués par la trace de la voiture qui vient de partir… »  

En 1992, Philippe Paret a fait se rencontrer ses voisins dans une exposition de photographies intitulée "La rue mêlée". Partant du sentiment que les habitants de la rue du Hohwald n'iraient pas dans un lieu d'expo traditionnel, il a exposé les photos dans des voitures garées rue du Hohwald. En 1994, ce sont à nouveau les habitants du quartier qui sont à l'honneur à la Laiterie, dans "Fichtre friche".

Philippe Paret refuse l'étiquette stéréotypée de photographe social que d'aucuns voudraient lui coller. Aujourd'hui, il se consacre aux techniques anciennes de tirage (gomme bi-chromatée) et a réalisé notamment de très beaux portraits de sa grand-mère, présentés récemment au Carrousel du Louvre, à Paris. Il effectue aussi des travaux de laboratoire pour d'autres photographes. Mais, dit-il, « seuls les tirages de prestige ont encore un avenir : la photographie numérique a signé l'arrêt de mort des laboratoires ! »

 

M. N. ( l'AHQJ)